Département pionnier du télétravail, le Cantal sensibilise les entreprises de son territoire aux atouts du travail à distance. L’exemple de Michelin, où le télétravail est pratiqué avec succès depuis 2009, pourrait ainsi faire des émules parmi les PME cantaliennes.
En matière de télétravail, le Cantal a pris une longueur d’avance depuis plusieurs années grâce au dispositif Cybercantal et à son réseau de télécentres. Cette expérience pionnière a notamment permis d’installer sur le territoire cantalien des travailleurs indépendants ou salariés, pour qui le travail à distance offre de véritables opportunités professionnelles.
Avec seulement 7% de salariés concernés, le télétravail peine pourtant à séduire les PME et les grandes entreprises françaises. Pour sensibiliser justement les managers cantaliens aux avantages du télétravail, le club RH15(1), le Conseil général du Cantal et Cantal Expansion proposaient mercredi 7 juillet une réunion-débat à Aurillac sur "Le télétravail, un nouveau mode de management".
Intervenant en visio-conférence, Hélène Martin, manager diversité chez Michelin, a expliqué comment l’équipementier clermontois a mis en place le télétravail depuis 2009. « Cet accord concerne aujourd’hui 50 salariés, dont un tiers de cadres, qui télétravaillent un à deux jours par semaine. Les métiers concernés sont très variés : chargé de communication, contrôleur qualité, project manager, prévisionniste, assistant de direction », explique-t-elle. « Le télétravail permet aux salariés d’économiser sur leurs trajets hebdomadaires et leur enlève ainsi beaucoup de stress. Mais il suppose une vraie relation de confiance avec le supérieur hiérarchique, et induit une productivité basée sur des objectifs à atteindre plutôt que sur un volume horaire de travail ».
Dans le Cantal, plusieurs télétravailleurs peuvent également témoigner des bienfaits du travail à distance. Ingénieur développement chez Timsoft, une SSII parisienne, Martin Carcanague travaille toute la semaine depuis son domicile aurillacois. « J’ai pu ainsi rejoindre mon département d’origine sans perdre mon emploi. Pour briser l’isolement, j’utilise régulièrement le télécentre d’Aurillac qui m’offre un espace de travail et des outils de bureautique, et je monte une fois par mois à Paris rencontrer ma direction et mes collègues ».
(1) Le club RH15 est co-animé par la CCI du Cantal, la CGPME 15 et le Medef 15.
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