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Ardélis lance une "box" pour gastronomes pressés

Ardélis lance une "box" pour gastronomes pressés

Ardélis (ex-Le Planézard) innove sur le marché de la restauration hors domicile avec le lancement d’une gamme de « box » distribuée dans le réseau Carrefour. Portrait d’une entreprise en plein développement.


Exit Le Planézard, place désormais à Ardélis. Depuis le 1er janvier 2011, le groupe sanflorain spécialisé dans la fabrication de plats cuisinés a changé de nom, symbole d’une nouvelle ère qui s’est ouverte en 2007. En proie à l’époque à des difficultés financières, l’entreprise avait été rachetée par le tandem Philippe Lafon-Luc Paour, qui a su impulser une nouvelle dynamique autour de deux mots-clés : diversification et rationalisation. Avec, en ligne de mire, le marché porteur de la restauration hors domicile. « Nous consacrons désormais trois postes à temps plein autour de la recherche et développement. C’est primordial si nous voulons être réactifs face aux demandes d’un marché très concurrentiel », explique Philippe Lafon, Pdg d’Ardélis.



C’est ainsi qu’après six mois d’étude, Ardélis a lancé cet automne sa « box » destinée au réseau Carrefour : des plats tout préparés, conditionnés dans un packaging séduisant. « Parmi dix plats que nous avons mis au point, Carrefour en a retenu trois : L’Oriental, La Provençale, L’Espagnole. Ce produit répond à une tendance forte du marché, avec des consommateurs qui ont moins de temps pour manger à midi », souligne Evelyne Bonhomme, directrice du site de Saint-Flour. Du design au contenu en passant par la prise en main du produit, rien n’a été laissé au hasard pour séduire des consommateurs.



Afin d’offrir une qualité gustative irréprochable, six mois d’étude ont été nécessaires en interne pour mettre au point ce produit, en collaboration étroite avec le conseiller culinaire de Carrefour. « La durée de vie de ce type de produit est très courte, de 2 ans à 2,5 ans. D’où l’importance de continuer à innover pour évoluer et anticiper l’évolution du marché ! », insiste Evelyne Bonhomme. « L’objectif est de proposer un produit haut-de-gamme à un tarif raisonnable. Le choix de nos fournisseurs est donc très important, car nous tâchons de travailler au maximum avec des entreprises locales pour perpétuer l’esprit terroir et de qualité qui a fait la réputation de l’entreprise ».



Avec 55 salariés à Saint-Flour, Ardélis concentre désormais sur son site sanflorain l’ensemble de sa production : tripoux, aligot, potée colis cadeaux, purée haut-de-gamme, etc. Le site va même être agrandi prochainement. Une évolution logique après les rachats successifs de Sotrico (Maurs) en 2009 et de la société lyonnaise Tantifla l’an dernier. « En trois ans, nous avons triplé le chiffre d’affaires qui s’est élevé en 2010 à 7 millions d’euros », souligne Philippe Lafon. « Nous allons poursuivre cette croissance interne et externe au cours des prochaines années, avec un objectif de croissance du chiffre d’affaires de +15% par an d’ici 2013 ». Le PDG d’Ardélis se félicite pleinement d’avoir fait le choix du Cantal. « Un département où nous avons été très bien accueillis par l’ensemble des élus et des institutions locales », explique-t-il.

(1) Le prix coup de cœur 2011 de la CCI du Cantal a été décerné le 11 janvier à Ardélis.

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