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Aurillac, capitale européenne des probiotiques

Aurillac, capitale européenne des probiotiques

Créé en 2009 à Aurillac, l'Institut de recherche pharmabiotique fédère désormais 31 entreprises et universités de 7 pays européens autour de la recherche sur les probiotiques.


Né à Aurillac sous l’impulsion de chercheurs et d’industriels auvergnats, l’Institut de recherche pharmabiotique a pris ces derniers mois une envergure européenne. 31 entreprises et universités de 7 pays européens sont aujourd’hui membres de ce « cluster d’excellence »(1), dont l’objectif est d’assurer le développement de probiotiques répondant aux exigences des autorités de santé. Parmi les nouveaux membres, plusieurs « poids lourds » du secteur pharmaceutique : Sanofi Aventis, Mayoly Spindler, Besins HealthCare… « L’IRP regroupe désormais la filière au grand complet : on y retrouve des acteurs de la recherche fondamentale, de la formulation, de la production, les hospitaliers, et les industries pharmaceutiques. Chacun pourra ainsi apporter ses connaissances en terme d’études cliniques », se réjouit Magali Cordaillat-Simmons, coordinatrice de l’IRP.

 

Aux côtés de grands noms de l’industrie pharmaceutique, on retrouve également des producteurs de probiotiques (Lyocentre, Lallemand, Biovitis, Galilaeus, Lesaffre, etc) ainsi que des sociétés spécialisées dans la R&D et la caractérisation (Biogaïa, Genibio, Genostar,…). Toutes ces entreprises en sont convaincues : la démarche de l’IRP ouvre de nouvelles voies à la filière Probiotique. « Le champ d’application pharmaceutique est en effet très large », souligne Magali Cordaillat-Simmons. « Grâce aux probiotiques, on peut espérer tempérer la politique tout antibiotiques. Certains de ces microorganismes peuvent avoir des effets bénéfiques dans le traitement de maladies affectant le tube digestif, la peau, le vagin et le système ORL ».

 

Après plus d’un an de travail, le projet vient d’entrer dans une nouvelle phase. Jusqu’à présent, l’essentiel du travail a consisté en effet à dresser un état des lieux de la législation actuelle. « Il s’agit maintenant de nous placer sur le terrain de la recherche, en explorant plus largement les champs d’application potentiel des probiotiques », explique Magali Cordaillat-Simmons. « L’IRP va s’efforcer d’ouvrir des pistes de R&D qui permettront aux industriels d’anticiper les exigences futures des autorités de santé. Avec comme ambition, dès 2013, de convaincre ces autorités que les probiotiques répondent aux bonnes pratiques pharmaceutiques !  ».

 

Véritable projet collaboratif entre scientifiques et industriels, l’Institut de recherche pharmabiotique facilite l’accès de chacun de ses membres à l’information grâce à la mise en place d’une plateforme de gestion électronique des documents. Ainsi, le siège aurillacois de l’IRP sera bientôt relié à l’Europe via une plate-forme commune d’échanges d’informations : les membres de l’IRP pourront ainsi consulter, en temps réel, les documents de travail mis à leur disposition. Cette collaboration étroite entre scientifiques et industriels s’inscrit par ailleurs dans une démarche initiée par la Commission européenne, qui envisage d’organiser à l’avenir des échanges entre les différents clusters européens travaillant dans les secteurs de la nutrition et de la santé.

 

Un projet universitaire et industriel

L’Institut de recherche pharmabiotique a été créé en 2009 par des industriels (parmi lesquels les entreprises cantaliennes Lyocentre, Biovitis et Lallemand) et des universités auvergnates (Inserm, CHU de Clermont Ferrand, IUT d’Aurillac et Université d’Auvergne,..). Labellisé "cluster d’excellence" par la Région Auvergne en 2010, l’IRP s’appuie sur un triple financement (Région, Etat, Europe) pour mener à bien ses missions. 

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