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Le Cantal éclaire Nice toute l’année !

Le Cantal éclaire Nice toute l’année !

Les 7 barrages du Cantal produisent assez d’énergie pour couvrir la consommation en électricité de 350 000 habitants, soit la population de Nice. Grand angle sur une énergie d’avenir.


A l’heure des débats sur l’avenir énergétique de notre planète, le Cantal reste une référence en matière d’énergie renouvelable. Les deux bassins bordant le département, Dordogne et Lot/Truyère, offrent en effet une énergie propre, sûre et compétitive : l’énergie hydroélectrique. Les sept barrages situés dans le Cantal (Grandval, Lanau, Enchanet, Saint-Etienne Cantalès, Nèpes, Auzerette et L’Aigle) produisent chaque année 850 GW, soit l’équivalent des besoins en électricité de Nice*, 5e ville de France avec 350 000 habitants. La puissance maximale de ces barrages (630 mW) permettrait même d’alimenter 700 000 personnes en électricité !
 
Pour autant, pas question de pousser à fond les turbines de ces barrages : « L’énergie hydroélectrique vise avant tout à répondre aux pics de consommation, liés aux saisons et aux conditions météo. Grâce à un mécanisme d’ajustement très précis, EDF peut ainsi calculer au jour le jour l’électricité à injecter sur les réseaux haute tension depuis les barrages du Cantal  », explique Thierry Caillaud, directeur du groupe d’exploitation hydroélectrique Lot/Truyère d’EDF (Aurillac). La grande capacité de stockage des barrages cantaliens (300 millions de m3 à Grandval) permet ainsi de moduler la puissance selon la demande et d’apporter de la stabilité au système électrique.
 
Mais l’énergie hydroélectrique offre bien d’autres avantages : « C’est une énergie renouvelable, qui n’émet pas de gaz à effet de serre, et dont le rendement reste supérieur aux autres énergies : 90% de la force de l’eau est utilisée pour produire de l’électricité », avance Thierry Caillaud. « C’est également une énergie très compétitive en terme de coût, malgré l’investissement que représente la construction d’un barrage ». A cet égard, les ouvrages cantaliens sont aujourd’hui pratiquement amortis, la plupart ayant été construits dans les années 40 et 50. L’énergie hydraulique est également un important employeur de main d’œuvre dans le département : une centaine de personnes travaillent à la maintenance, l’entretien et à la surveillance des barrages cantaliens.
 
« Dernier atout, et non des moindres : l’hydroélectricité est une énergie sûre  », souligne Thierry Caillaud. En période de crue, les équipes d’EDF sont ainsi mobilisées 24h/24, afin de s’assurer que le volume d’eau relâché par le barrage ne dépasse jamais le volume d’eau qui entre dans la retenue. Pour mesurer le remplissage des retenues, EDF utilise des appareils d’auscultation qui permettent d’établir régulièrement un diagnostic de santé. Les barrages font également l’objet de contrôles périodiques par des experts en génie civil et par la DRIRE, représentant de l’Etat. Pour compléter ces mesures, l’Etat demande aux exploitants de barrages d’effectuer tous les 10 ans une vidange de la retenue.
* Hors industrie.
 
Photo : Le barrage de Grandval (bassin Lot/Truyère).
 
 
L’énergie hydraulique en France


Avec 13% de la production totale d’électricité en France, l’énergie hydraulique est aujourd’hui la source d’énergie renouvelable la plus utilisée dans l’Hexagone. Si le Massif central semble aujourd’hui au maximum de ses possibilités en terme d’équipement, rien n’interdit d’envisager à l’avenir des évolutions technologiques qui permettront d’optimiser l’exploitation des barrages : augmentation de la puissance et du rendement des barrages par exemple. « EDF a la volonté de développer à l’avenir l’hydroélectricité, qui reste une énergie stratégique. Deux barrages sont d’ailleurs en construction en Corse et dans les Alpes  », souligne Thierry Caillaud.

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