Le centre Leclerc d’Aurillac ouvre ce jeudi 3 novembre son "Leclerc drive" sur la zone de Lescudilliers. Un service adapté aux nouveaux modes de consommation, dans lequel Aurillac Distribution a fortement investi.
Après six mois de travaux, le centre Leclerc d’Aurillac ouvre ce jeudi 3 novembre son propre drive : situé ZI de Lescudilliers (rue Cugnot), ce bâtiment de 1700 m2 abrite quelque 4500 références proposées sur le site internet www.leclercdrive.fr Six pistes de retrait permettent de retirer les courses passées en ligne, un employé étant chargé de livrer la commande directement dans le coffre du client. Simple, rapide et gratuit, ce service a séduit avant même son lancement quelque 1300 foyers cantaliens, qui se sont pré-inscrits. « Un bon signe » pour Joseph Chauvet, Pdg d’Aurillac Distribution et propriétaire du Leclerc d’Aurillac.
Avec un investissement de près de 2 millions d’€ et 10 équivalents temps plein créés, Aurillac Distribution entend prendre un temps d’avance sur ce type de prestation. « Nous avons fait le choix de réaliser un entrepôt spécifique et déporté, ce qui est une première dans le département », explique Joseph Chauvet. « Cela permet de proposer un drive facile d’accès, qui ne perturbe pas le fonctionnement de notre magasin principal et qui ne crée pas de rupture dans les références ». Si les consommateurs auront un peu moins de choix dans les références, ils retrouveront toutes les familles de produits. « Y compris les produits emblématiques du terroir cantalien », souligne Joseph Chauvet.
L'ouverture de ce Leclerc Drive épouse ainsiles nouvelles tendances de consommation qui privilégient gain de temps et praticité. « La société du numérique modifie les comportements des clients. L’enjeu est donc d’intégrer ces évolutions dans nos stratégies commerciales, pour capter le flux commercial généré par internet », souligne Joseph Chauvet, qui se félicite au passage du désenclavement numérique du Cantal : « L’accès au haut débit est aujourd’hui généralisé dans le département, il n’y a donc plus de clivage entre zone urbaine et rurale ».
Si aujourd’hui le drive concerne moins de 4% des ménages français (1,15 million de foyers ont déjà utilisé ce type de service)(1), les prochaines années pourraient voir une explosion de ce type de consommation. D’autant que les clients des drive ont tendance à être plus « dépensiers », avec un panier moyen quasiment deux fois supérieur : 63 € dans un drive, contre 39 € dans un hypermarché, et une moyenne de 31 articles par panier contre 17 en hypermarchés(1). « Les clients du drive ont tendance à stocker les produits. Il y a donc un gain écologique puisque la fréquence des déplacements est réduite », note Joseph Chauvet, dont la "fibre verte" ne date pas d'aujourd'hui : Aurillac Distribution est la première entreprise du Cantal a avoir réalisé en 2010 son bilan carbone, en partenariat avec l'Ademe.