Le 138e concours national salers se déroule du 23 au 25 septembre à Mauriac. Une race conquérante, qui décroche chaque année de nouveaux marchés à l'export.
Le concours national salers, qui se tient ce week-end à Mauriac, est l’événement à ne pas rater pour tous les amateurs de la race salers. En France mais aussi bien au-delà. Présente aux quatre coins du monde, la race salers continue en effet de conquérir des pays émergents, séduits par ses facilités d’élevage et la grande qualité de sa viande. « Chaque année, 200 à 250 bêtes, essentiellement des génisses, quittent le Cantal pour l’étranger, générant un chiffre d’affaires d’environ 400 000 euros», souligne Bruno Faure, directeur de Salers Evolution(1).
Destination numéro 1 : l’Europe. Certains pays ont ainsi noué des relations commerciales fortes avec le Cantal : c’est le cas de l’Irlande, où la race salers s’est fortement développée ces dernières années, ou encore de l’Espagne avec 120 élevages spécialisés en race salers. En 2009, le premier cheptel salers voyait le jour en Croatie. La Pologne, la République tchèque et la Lituanie comptent également plusieurs dizaines élevages salers. De l’autre côté de la Méditerranée, le Maroc a importé en 2008 son premier troupeau salers destiné à l'engraissement. « Cette année, le National Salers recevra une délégation du Kazakhstan, un pays où la race salers pourrait prendre pied prochainement », note Bruno Faure.
Ces conquêtes sont le fruit d’un intense travail de lobbying de la part des autorités raciales, très présentes sur les salons agricoles européens . « Les contacts n’y sont pas seulement professionnels mais aussi politiques, certains pays envoyant souvent des délégations institutionnelles », constate Bruno Faure. L’amélioration génétique et le développement des cheptels sont les deux motivations principales de ces pays importateurs. Pour accompagner les nouveaux éleveurs, Salers Evolution apporte un suivi technique en matière sanitaire et alimentaire. « C’est un volet très important de notre travail : nos techniciens jouent en effet un rôle de conseil et de soutien technique très apprécié de ces nouveaux éleveurs », explique Bruno Faure.
Cependant, malgré son potentiel, la race salers reste freinée dans son développement par le protectionnisme commercial de certains Etats : ces derniers, sous couvert de normes sanitaires, bloquent leurs frontières pour favoriser certains exportateurs plutôt que d’autres. « La concurrence génétique des Etats-Unis, très présent sur le continent européen, est également forte », note Bruno Faure, qui garde bon espoir de voir s’ouvrir les frontières de la Russie... voire de la Chine. La présence d’un cheptel salers en Sibérie, véritable tête de pont vers l’Asie, pourrait se révéler stratégique en terme d’image pour la salers, une race qui s’adapte à toutes les températures...
(1) Salers Evolution regroupe l’ensemble des partenaires impliqués dans les actions de sélection et de promotion de la race salers.
Renseignements : Salers Evolution au 04.71.40.20.13 ; upra-salers@wanadoo.fr
