
Interlab s’agrandit pour répondre aux demandes croissantes de sécurité sanitaire. Un nouveau cap pour l’entreprise de Mourjou, qui exporte aux quatre coins de la planète du matériel d’analyse microbiologique de pointe.
Le high tech au service de la sécurité sanitaire : c’est sur ce créneau qu’Interlab a développé un savoir-faire de pointe. Créée en 1994 à Mourjou par le physicien François Jalenques, l’entreprise a prospéré pour devenir aujourd’hui le leader mondial de la fabrication de matériel d’analyse microbiologique. Avec une croissance annuelle à deux chiffres, Interlab enregistre un développement régulier de son activité. A tel point que l’entreprise va doubler la surface de son usine de Mourjou : un nouveau bâtiment de 2500m2 sortira de terre cette année pour une livraison prévue au printemps 2012.
Les clients d’Interlab ? Des laboratoires du secteur agroalimentaire ou pharmaceutique et des services sanitaires du monde entier. « Nous sommes aujourd’hui présents dans 80 pays et plus des trois quarts de notre production part à l’export », précise Emmanuel Jalenques, fils du fondateur d’Interlab et directeur de l’usine de Mourjou. La technologie high tech d’Interlab enregistre notamment une forte demande en provenance des pays en voie de développement. « Des pays comme la Chine font face à de nouveaux défis sanitaires, et investissent massivement dans du matériel d’analyse microbiologique. Pour eux, le matériel français est une référence absolue… ! », note Emmanuel Jalenques.
Outre une équipe commerciale de 15 personnes à Paris, Interlab compte deux filiales à Shangaï (Chine) et Boston (Etats-Unis), véritables têtes de pont de l’entreprise à l’étranger. « A Paris, chacun de nos commerciaux maîtrise une langue rare car des marchés s’ouvrent un peu partout. C’est aussi ce qui fait notre force : notre clientèle est très diversifiée, nous ne dépendons pas de gros acheteurs ». Pour conquérir les marchés extérieurs, Interlab s’est donné les moyens de l’innovation technologique. Une stratégie qui s’appuie sur la mise au point de produits de pointe à très forte valeur ajoutée, commercialisés sous la marque « Interscience ».
« Nous déposons en moyenne deux ou trois brevets par an, ce qui représente un gros investissement en terme de recherche et développement, souligne Emmanuel Jalenques. Sur les 35 salariés du groupe, 10 travaillent dans notre bureau d’études Nous passons ainsi entre 15 et 20% du chiffre d’affaires de l’entreprise en R&D ». Cet effort de recherche et développement permet à Interlab de bénéficier du soutien financier d’Oséo sous la forme de prêts à taux zéro. Ce développement est soutenu également par la communauté de communes de Maurs, via la réalisation d’un atelier relais pour l’extension du bâtiment actuel.